Telle une invitation à « parcourir les richesses patrimoniales insoupçonnées de ce territoire », le nouveau livre-guide paru aux éditions Glénat offre de nombreuses découvertes ! 239 pages pour réapprendre à s’évader dans les Hautes-Alpes, à tester de nouvelles randonnées, à s’attarder un peu plus dans des endroits parfois inconnus, à s’arrêter pour regarder davantage autour de nous…
Nicolas Crunchant, auteur du topo, arpente les montagnes haut-alpines à la recherche de trésors oubliés du passés. Accompagnateur en montagne, Nicolas Fragiacomo, dont les photographies illustrent ce guide, parcourt sans relâche les sentiers du Queyras, des Écrins, du Verdon et des Baronnies. Ensemble, ils ont souhaité revisiter les massifs des Hautes-Alpes avec un oeil différent, pour randonneurs de tous niveaux.
Ainsi, aussi bien les ruines de bâtiments militaires hors normes que les grottes méconnues deviennent des prétextes à une nouvelle sortie. Le circuit de la mine de cuivre de Saint-Véran, par exemple, témoigne de 4000 ans d’activité minière en montagne. De quoi en profiter pour visiter ce village, plus haute commune d’Europe, très bien conservé.
Après une partie explicative historique, le guide propose un circuit, indique le matériel recommandé, le point d’accès et la difficulté. Surtout, les auteurs se sont attachés à diversifier aussi bien les thématiques (curiosités géologiques, historiques, etc) que la géographie, complexe et variée, des Hautes-Alpes.
Des lieux connus comme Valfourche, vers les sources de la Guisane (massif des Écrins), sont par exemple l’occasion de raconter comment le vallon plat idyllique sous le refuge de l’Alpe du Villar d’Arène a échappé de peu à un projet de barrage hydroélectrique. Dans le Briançonnais, le livre ne pouvait passer à côté des traces des fortifications érigées sur la frontière italienne (Chaberton, Lausette), tandis qu’en Queyras sont cités des sentiers empruntés autrefois par les contrebandiers ou les mineurs.
La montagne complètement sauvage a la part belle dans les Hautes-Alpes et elle n’est pas oubliée : le Guillestrois, le Champsaur, le Valgaudemar, jusqu’au combes secètes du Dévoluy, aucun massif n’est oublié. Soulignons au passage la qualité des photos de Nicolas Fragiacomo, et voici un ouvrage que l’on peut recommander à tous ceux qui veulent vraiment connaître les Hautes-Alpes.


