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Les Hallucinés, le voyage des himalayistes au bout du rouleau

La haute altitude est sans doute une drogue pour ceux qui s’y hissent régulièrement. Une drogue au sens allégorique, mais aux effets réellement hallucinatoires. Thomas Vennin s’est penché sur les récits des himalayistes et a pointé leurs expériences au-delà du réel. Lapin rose ou troisième homme tantôt bienveillant, tantôt menaçant, on peut dire que l’inventaire des hallucinations vécues à 8000 mètres va du sublime au cauchemardesque. Les Hallucinés, c’est un voyage « au bout du rouleau, un endroit prodigieux où la réalité se mélange à l’imaginaire », pour ceux qui ont eu la chance d’en revenir.

Hallucinations à 8000 mètres ? Les exemples ne manquent pas. « Je me suis surpris à voir un transformateur sur un nuage qui était à notre camp avancé » témoigne Jean Troillet à l’Everest, dont le coup de génie est d’avoir pensé à fixer sur dictaphone ses hallucinations dues à l’altitude. Il n’est pas le seul, loin de là, à avoir vu des hommes déguisés ou des alpinistes flottant derrière son épaule. En matière d’hallucination, le troisième homme est un grand classique, mis au goût du jour par Reinhold Messner lui-même. Au Nanga Parbat, lors de sa traversée qui coûta la vie à son frère Günther, Messner se voit « souvent vu de l’extérieur. Comme si mon esprit était séparé de mon corps ». Et soudain, « un troisième alpiniste est près de moi. Un être descend avec nous. Je le sens un peu à droite de moi (…) Je suis sûr qu’il y a là quelqu’un ». Son pote le troisième homme reviendra l’accompagner lors de son solo de l’Everest en 1980.

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