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La somme de tes peurs

Une fois n’est pas coutume, les mécanismes de la peur sont parfois relativement simples à appréhender. Aussi simples qu’une addition ? Disons un rapport de grandeur. 

La montagne abonde en dangers réels ou fantasmés : verticalité combinée à gravité, crevasses, avalanches, etc. Il n’existe pas un seul montagnard, sans même parler de grimpeur ou d’alpiniste, qui n’ait connu des moments de peur. Si Mallory se contentait d’un laconique « parce qu’elle est là » pour expliquer pourquoi il voulait conquérir l’Everest, les raisons pour lesquelles nous choisissons « d’y aller », quitte à nous tordre les tripes de frousse, restent incompréhensibles pour la plupart. François Damilano m’a ouvert les yeux, voilà quelques années, en me disant : « Tu y vas quand la somme de tes motivations est supérieure à la somme de tes peurs… »

Eureka ! Tout n’est qu’une simple affaire de mécanique, de vecteurs qui s’opposent et s’annulent. Ainsi, pour « vaincre ses peurs », il existe deux stratégies qui peuvent se compléter : réduire ses peurs ou accroitre ses motivations.

©Ulysse Lefebvre

A compétences et à expériences égales,
nous ne sommes pas tous égaux face à la peur

Face à un danger réel ou à un risque potentiel, il est essentiel de ramener sa peur à la dimension réelle du danger. L’expérience, alliée à l’acquisition de nouvelles compétences, sont ainsi les meilleures armes contre la peur. Un guide de haute montagne sera toujours mieux armé que l’auteur de ces lignes lorsqu’il faut passer en tête

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