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En Himalaya, l’Inde recèle des sommets d’une beauté farouche. Le Changabang, 6864 mètres, en fait partie. Son versant ouest a été le théâtre d’une épopée en 1976, celle de la cordée Boardman-Tasker. 46 ans plus tard, leur voie a été répétée par un trio néo-zélandais. 

Le temps passe mais les mythes himalayens ont la peau (très) dure. Dans l’Himalaya indien, le Changabang est l’un des plus beaux sommets du Garhwal, qui en compte beaucoup (Shivling, Thalay Sagar, etc). C’est l’inévitable Chris Bonington qui coiffa le premier le sommet de ce joyau du sanctuaire de la Nanda Devi, en 1974, avec une forte équipe (Tashi Chewang, Balwant Sandhu, Martin Boysen, Dougal Haston, Doug Scott), par l’arête Est. En 1976, c’est l’affluence : des Japonais gravissent l’arête sud-ouest avec deux kilomètres de cordes fixes (!), et la cordée anglaise Joe Tasker et Peter Boardman réussissent la face ou arête ouest, en pur style alpin. Une « aventure considérée avec scepticisme par l’establishment alpin », ont écrit à ce propos les spécialistes Andy Fanshawe et Stephen Venables *. Acharnés, les deux anglais ont passé 25 jours dans la face, un « exploit salué comme un jalon dans l’alpinisme himalayen »*.

La face nord du Changabang. L’arête ouest de la voie britannique est celle qui se découpe dans le ciel au centre droit. ©New Zealand Alpine Team

Dans la voie Boardman-Tasker ©New Zealand Alpine Team

En 1978, c’est le très gros coup réalisé par la cordée menée par Voytek Kurtyka, avec Alex

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