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Suite à la crise sanitaire, la fermeture des remontées mécaniques a extrêmement ralenti ou suspendu les activités des moniteurs de ski, guides de haute montagne et autres professionnels de la montagne exerçant comme travailleur indépendant. Dès le mois de mars, des mesures d’aide exceptionnelle ont été mises en place par l’Etat, et élargies en décembre dernier. En quoi consistent ces mesures particulièrement favorables ?

Oui, j’ai des aides. De bonnes aides. Je ne peux pas m’en plaindre », concède une monitrice de l’École du Ski Français de la station des Arcs, en Savoie. Depuis le 14 décembre 2020, le gouvernement a en effet élargi aux moniteurs de ski l’accès au fonds de solidarité mis en place pour « prévenir la cessation d’activité des petites entreprises, micro-entrepreneurs, indépendants et professions libérales, particulièrement touchés par les conséquences économiques du Covid-19 ». Les moniteurs, qui exercent sous le statut de travailleur indépendant, ont donc droit à une « compensation de perte de leur chiffre d’affaires ». Si cette perte est comprise entre 50 et 70 % par rapport aux chiffres de 2019, l’indemnisation est plafonnée à 10 000 € mensuel. Si la perte dépasse les 70 %, le plafond grimpe à 200 000 € mensuel.

Entre mars et mai 2020, ils avaient déjà pu solliciter l’aide de l’Etat pour compenser leur saison écourtée mais les montants n’étaient pas si élevés. « Il en est de même pour tous les travailleurs indépendants du secteur touristique et sportif », précise Yannick Vallençant, guide de haute montagne et président du Syndicat Interprofessionnel de la Montagne (SIM).

Moniteurs de ski, donc, mais aussi guides de haute montagne, accompagnateurs en montagne et autres éducateurs sportifs bénéficient du même fonds de solidarité. Un fonds de solidarité très généreux : le mode de calcul lissé sur douze mois (par rapport à l’année précédente) présente de sérieux avantages. Et non imposables. (…)

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