@

L’été fut rude et se baigner dans les lacs d’altitude, tentant. Dans la plupart des cas très règlementée, cette baignade a un impact indéniable sur la faune et la flore. Entre surfréquentation, régulation et protection, état des lieux des lacs et de leurs écosystèmes fragiles. Ou comment protéger la montagne en arrêtant de s’y baigner.

En juillet dernier, plusieurs lacs alpins de plaine ont été contraints d’être interdits à la population en raison de la pollution bactérienne qui sévissait, principalement des cyanobactéries. La cause de cette pollution ? La canicule et le faible taux de précipitation. Ces derniers augmentent les risques de contamination par des cyanobactéries à des taux très dangereux pour les baigneurs.

En plus d’être dangereux pour les humains, de tels événements climatiques sont néfastes pour les écosystèmes des lacs. Et ces écosystèmes sont déjà très fragilisés par les humains, du fait de l’attrait grandissant pour les espaces naturels.

lac besson é

Baignades au lac Besson, en Isère, à 2 075 m d’altitude. © Zoé Charef

Malgré le manque d’éléments scientifiques sur la baignade en elle-même, les chercheurs Raphaëlle Napoléoni – chargée d’études scientifiques au Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie (CEN74) – et Florent Arthaud – chercheur à l’Université de Savoie Mont-blanc et président du réseau Lacs Sentinelles -, s’accordent sur l’impact néfaste de la sur-fréquentation autour et dans les lacs d’altitude. « Tout en gardant en tête qu’il y a d’autres facteurs avant, comme le fait d’empoisonner¹ les lacs », raconte le chercheur, « la baignade n’est pas

Copy link