Adam Ondra dans les Dolomites, cela donne forcément des belles images. Mais cette nouvelle vidéo raconte surtout deux générations de l’escalade extrême sur l’immense face sud de la Marmolada, joyau des Dolomites. Le Tchèque commence par la voie du Poisson, la mythique Attraverso il Pesce, ouverte en 1981 par Igor Koller et Jindřich Šustr, qu’il parcourt avec Pietro Dal Prà. Une grande classique qui, malgré les décennies et l’évolution du niveau, conserve tout son sérieux vu l’engagement considérable entre les points, y compris dans la longueur-clé en 7b/+.
L’interview d’Igor Koller qui explique comment il a ouvert du bas son chef-d’oeuvre, avec des crochets à goutte d’eau, est un grand moment. Le bas de la voie est trempé mais il en faut plus aux deux grimpeurs pour renoncer. « Les 6b sont franchement sous-cotés » commente Adam Ondra, qui précise que l’équipement très espacé rend la voie « particulièrement engagée ».
La voie du Poisson est particulièrement engagée
Changement d’époque avec Ego Land, répétée par Ondra en juin dernier. Ouverte en 2024 par Bernardo Rivadossi et Massimo Faletti, puis achevée et libérée avec Luca Bana, la ligne fait 410 mètres en dix longueurs, jusqu’à 8c/+ et 7c+ obligatoire, sur un rocher que le Tchèque décrit comme exceptionnel.
Cette fois la parole est donnée aux deux brillants grimpeurs italiens qui ont ouvert Ego Land, dénichant un 8c parfait au milieu de la paroi. « C’est simplement unique ! » s’enthousiasme Adam Ondra, qui a vraiment le mérite de mettre en avant les grimpeurs qui ont ouvert ces voies avant lui dans sa vidéo.
Deux ans seulement après son ouverture, Ego Land s’est déjà constitué un impressionnant pedigree : après Edu Marín et Marcello Bombardi, Adam Ondra y est passé cet été, bientôt suivi par deux Français, Enzo Oddo, puis Louna Ladevant en août. Une succession qui nous avait amenés à nous demander dans Alpine Mag pourquoi Ego Land était devenue en si peu de temps la nouvelle voie de référence de la Marmolada.
La vidéo d’Ondra apporte la réponse en images : une grande voie moderne extrêmement dure, engagée, sur l’une des parois les plus emblématiques des Dolomites. Avec des images en drone et des images in situ, pour Ego Land, qui méritent le grand écran. Bravo Adam !


