Si Darwin avait été alpiniste…

Les fleurs à la conquête des sommets

Là où l’alpiniste ne fait que passer, des espèces vivent et prospèrent. Partie sur les traces de la conquête alpine par les fleurs, une cordée de scientifiques a découvert que la haute montagne était un berceau d’espèces jeunes et robustes, bien loin des postulats scientifiques.

Il en aura fallu des longueurs en paroi, pour que Sébastien Lavergne, chercheur du CNRS en biologie évolutive, admette définitivement ce qu’il observe depuis 8 ans : les fleurs sont partout, sur tous les sommets gravis, jusqu’à 4000 mètres d’altitude ! Ce n’est pourtant qu’une intuition qui le motive en 2010, à s’encorder avec Cédric Dentant, alpiniste et botaniste du Parc National des Ecrins. L’intuition selon laquelle il trouverait là-haut quelques éléments de réponse à ce qui fit douter Darwin de sa propre théorie, sur la sélection naturelle : l’apparition soudaine des plantes à fleurs dans l’histoire, et leur singulière explosion en une multitude

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