Quelle course ! Un monstre intimidant qui nous serre dans ses crocs à plus de 4200 mètres d’altitude, avale nos forces sur un itinéraire glaciaire à couper le souffle, dans tous les sens du terme, et enfin nous régurgite, exténués, dans les mélèzes du Val d’Aoste. La Mezzalama nous confronte à l’essence du ski alpinisme. Récit au cœur de ce monument de la discipline déjà nonagénaire (première édition en 1933 !), encordé avec le secouriste du PGHM de Chamonix Bastien Fleury et le rookie Rémi Cantan.
Et dire qu’à deux jours du départ, je n’avais pas de coéquipiers. Fin avril, beaucoup de skieurs n’ont plus la motivation d’accrocher un dossard. Je m’étais donc résigné à ne pas participer à cette Mezza. Mais, miracle, en revenant d’un raid à ski de quatre jours en Vanoise, je découvre un message du maréchal des logis Bastien Fleury, du PGHM de Chamonix. Un
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