fbpx
@

Un homme, une vie. Multipliez le tout : sommets, aventures, familles, pays, enfants. Henri Sigayret a tout plaqué pour aller vivre au pied de l’Everest avec la femme qu’il aimait, une sherpani. Henri Sigayret a suivi son inspiration, libre et foisonnante. Parue en 2016, son autobiographie vaut son pesant de roupies.

Henri Sigayret n’a pas attendu l’invention de la pensée unique pour être contre. Lui le gamin cancre a créé sa boîte, grimpé des sommets de 8000 mètres (la seconde l’Annapurna en 1979). Il a changé de vie à la retraite : pas pour aller en Thaïlande, mais à 4000 mètres, dans le Népal misérable, parce qu’il n’est jamais trop tard. Le Fainéantas, comme l’appelait son père instituteur car il était réfractaire à l’école, a trouvé à l’adolescence un domaine qu’il lui plaît, l’alpinisme. Corde en chanvre autour de la taille – on est dans les années 50 – godillots aux pieds, l’ado doué écume les parois et les décombres de l’Oisans, ce massif très sauvage entre Grenoble et Briançon, avec une prédilection pour les escalades dans le Vénéon. Déjà attiré par un bout du monde, en l’occurrence St-Christophe-en-Oisans, et la Bérarde. Adulte, il quitte sa première vie – réussite professionnelle et trois enfants – et vit autrement. Le divorce avec sa femme aimée en est-il la cause ou le résultat ? À quarante ans tassés il se découvre deux passions : la chasse au chamois et les expéditions en haute-altitude. (…)

La suite pour les abonnés

. . .

Copy link