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Voilà un voyage au long cours que nous venons d’achever cette dernière semaine du mois d’août 2021. De mes quinze ans à mes trente ans, La Meije aura façonné ma carrière d’alpiniste. Tantôt en cordée, tantôt seul, en hiver comme en été, la Reine de l’Oisans rythme la vie de beaucoup d’habitants de la Haute-Romanche. Et voici la dernière ligne ouverte avec Erin Smart et Cyril Dupeyré : Athée Pieds, qui aboutit, comme son nom peut le laisser penser, au pied du Doigt de Dieu.

Un périple représentant déjà la moitié de ma courte existence, voilà comment la Meije et ses faces m’électrisent au point de ne plus vouloir quitter cette profonde vallée de l’Oisans. Tout a commencé pour moi il y a quinze ans lorsque je grimpais ma première voie en face sud de la Meije : la Pierre Allain. A 18 ans, c’est Mitchka qui me permit de fouler une deuxième fois le Grand Pic avec un enchainement intégralement en libre et à la journée (peut-être le premier). En 2014, avec Léo Billon, nous nous lançons dans la face nord directe en hivernale. C’est notre première expérience dans une telle entreprise. Nous terminerons la descente dans l’hélicoptère des secours. La trajectoire d’un rocher aura eu raison du pied de Léo…

Laissez vagabonder l’esprit, il vous montrera la voie. Enfin on espère ! Repérage pendant la montée au refuge du Promontoire en 2020. ©Benjamin Ribeyre

Dépôt du matériel au pied du refuge du Promontoire. ©Benjamin Ribeyre

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