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La grande classique de Patagonia revisitée

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Capuche
Coupe
Aération

RAS

Présentation

Attention, collector. Il est bon de constater que dans un monde d’innovation outrancière et perpétuelle, de hauts stratèges du marketing pensent à garder tout simplement les produits qui marchent. Bon, la R1 de Patagonia n’a pas connu l’âge d’or du Yosemite, les sixties, mais les premiers grimpeurs a l’avoir adoptée remontent à 1999. Vingt ans plus tard, prise en sandwich entre les attaques incessantes des pures Base Layers, et celles des micro-doudounes, la polaire R1 est toujours là, version été 2019. Revue de test.

Conditions du test

Plusieurs sorties en ski de rando ou en ski et alpinisme (pas en collant pipette, donc) durant ce frais et arrosé printemps 2019. Dilemme terrible lors de l’enfilage : faut-il vraiment se servir de la R1 comme d’une couche intermédiaire ou comme base layer, détournée donc ? Tentative de réponse dans le paragraphe suivant.

Prise en main

Patagonia détient un savoir-faire certain avec cette R1 puisqu’on la dit, le premier modèle a 20 ans. Cette nouvelle R1 est-elle nouvelle ? Tout d’abord elle est fabriquée en Polartec Power Grid, une matière chaude, légère, résistance et dès la prise en main, incroyablement élastique. La capuche est innovation de cette R1 version 2019 : non pas parce que les précédentes n’en n’avaient pas, mais parce que celle-ci est très enveloppante. Enfin, la poitrine s’orne d’une très longue ouverture zippée à même de rafraîchir le Kilian qui se réveille en vous pendant la marche d’approche. 

Sur le terrain

Attention, nous devons vous avertir sur le dilemme qui nous a torturé l’esprit, tel celui du capitaine Haddock qui ne sait plus s’il doit dormir la barbe dessus, ou dessous sa couverture. Oui, faut-il vraiment porter la R1 en couche intermédiaire (comme Patagonia l’affirme) ? Quand il est bien évident que les grimpeurs les plus fanatiques et les plus crades, Sean Villanueva et Nico Favresse en tête, n’ont pas du s’embêter 100% du temps à mettre un T-Shirt fut-ce en capilene dessous leur R1… Si la coupe bien ajustée de cette R1 la rend portable à même la peau c’est aussi et surtout parce que le Polartec Power Grid amène un grand confort au toucher. De facto, la présence de ce grand zip, qui vous dépoitraille jusqu’au nombril, donne plutôt l’avantage à la reco (comme disent les médecins) de la marque, couche intermédiaire et pas base-layer. 

Après ce long préambule, la R1 s’est avérée appréciable en ce printemps venteux et froid. En effet, le mode Ninja activé vous transforme en Mesrine des arêtes haut-alpines (ou des haut-plateaux du Vercors, au choix). La bouche et le larynx couvert, et le casque par-dessus (la tête) : la capuche R1 2019 est taillée pour les forces spéciales qui sommeillent en vous. Après, elle est probablement un peu encombrante, pas tant au niveau de la capuche que du zip qui l’orne très haut, et qui grand ouvert ballote sur le cou. Mais c’est le prix à payer quand on se prend pour Sean et Nico dans une voie au Verdon où quelqu’un a oublié de fermer la fenêtre : le gain de chaleur de ladite capuche Ninja est très notable. Pour le reste, on aime la poche poitrine, et les couleurs Bleu/Marine so eighties. Bref, la polaire n’est pas morte, et la R1 est pour le moins stylée.

Caractéristiques techniques

PRIX PUBLIC : 150€
TEXTILE : Polartec Power Grid, traitement Polygiène pour les odeurs.