fbpx
@

Il en a fait sa marque de fabrique : chaque été, Jean-Marc Peillex, dénonce le « grand n’importe quoi » de la voie normale du mont Blanc. Rameur, concert de starlette, émission de télé avec hélico, enfant et même jacuzzi : les excentricités sont légion. Suite à l’interpellation du président de la République, le maire de Saint-Gervais se targue d’avoir enfin obtenu une réponse et surtout, une action concrète de protection. Entretien fleuve avec Jean-Marc Peillex, pour dépasser la forme et décrypter le fond, tout en dessinant une certaine vision de la montagne et de ses pratiquants, des alpinistes au trailers.

 

A vous entendre sur les réseaux sociaux, la solution de protection du mont Blanc contre les excentricités et les comportements à risque aurait enfin, et soudain, été trouvée. De quoi s’agit-il ?

Jean-Marc Peillex : Il s’agit d’un Arrêté préfectoral de protection de l’habitat naturel (APPHN). Cet arrêté est né de la loi sur la biodiversité. Il a été proposé par Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire. C’est un outil qui permet d’apporter une réponse rapide à la nécessité de protection de certaines zones du Mont-Blanc. C’est la deuxième fois seulement que cet arrêté est utilisé. C’est une procédure moins lourde que l’arrêté ministériel, le classement en parc national ou réserve naturelle par exemple.

Quel en est le fonctionnement et qui s’en occupe ?

Jean-Marc Peillex : J’ai saisi le président Macron en septembre 2020, lors de sa visite dans la vallée. Nous avons ensuite commencé à travailler avec les maires de Chamonix et des Houches, sous la direction de Mme Wargon dès novembre 2019. Nous avons rédigé un projet et le 13 février, Emmanuel Macron annonçait l’APPHN.

Activités autorisées, sanctions, trailers, valeur symbolique et utilisation commerciale du mont Banc : c’est dans la suite de notre interview réservée aux Abonnés. 

. . .

Copy link