Construites pour alimenter l’enneigement artificiel des domaines skiables, les retenues d’altitude peuvent aussi devenir de véritables pièges écologiques. Aux Arcs, en Savoie, l’écologue Benjamin Gerfand expérimente une autre voie : végétaliser leurs berges pour permettre à la faune et à la flore de mieux s’y installer. Peut-on transformer ces infrastructures artificielles en nouveaux écosystèmes ? C’est tout l’enjeu de cette « écologie de la réconciliation ».
Les retenues d’altitude font désormais partie du paysage des domaines skiables alpins. En 2021, on en dénombrait environ 135 dans les Alpes du Nord. Construites principalement pour sécuriser l’enneigement artificiel, elles accueillent assez difficilement la faune et la flore de montagne. En addition à leur impact avéré sur les ressources en eau, ces espaces sont souvent défavorables au développement d’écosystèmes vivants, voire s’avèrent être de véritables pièges écologiques.
C’est à ce sujet que s’est intéressé Benjamin Gerfand dans sa thèse (Biodiversité
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