Il y a des films d’aventure qui remuent par la force de leur histoire, d’autres qui secouent par la beauté de leurs images. Et puis il y a ceux qui vous mettent une grande claque à tous les niveaux. C’est le cas du Cavalier mongol, réalisé par Hamid Sardar et Grand prix du Festival international du film et du livre d’aventure de La Rochelle 2019. Ou quand un documentaire sur les peuples nomades se transforme en une épopée digne des plus grands westerns, avec cheval, flingue et skis de rando faits-main par un héros bon, brute et truand à la fois.

Il existe de bonnes claques, si si. De celles qui remettent les pendules à l’heure et vous montrent ce que peut être le summum d’un art que vous osez modestement approcher. Le film d’aventure comme ses cousins du cinéma ou du reportage, nécessite pourtant une recette à seulement deux ingrédients : une bonne histoire et de bonnes images (même si on peut aussi en ajouter d’autres). Souvent, le défaut de l’un est compensé par l’abondance de l’autre. Dans Le cavalier mongol, Hamid Sardar réunit une histoire de cavalier vengeur en béton, dans le cadre grandiose de la Mongolie. Un documentaire hors norme qui développe aussi l’idée d’un « cinéma du réel » (…)

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