Rapportée à la surface, la forêt est le meilleur des paravalanches et le plus économique. D’autant plus qu’il se renouvelle naturellement. C’est l’une des conclusions de l’hiver 1951, marqué par un bon millier d’avalanches aux effets dévastateurs. Des chercheurs de l’Institut suisse pour l’étude de la neige et des avalanches se sont alors penché sur le développement durable de forêts protectrices. Explications.
Avant les deux épisodes neigeux prolongés de l’hiver 1950/51 qui ont déversé plus de deux mètres de neige, habiter en dessous d’une forêt était plutôt rassurant. En janvier, les chutes de neige ont frappé le versant nord des Alpes. En février, c’était au tour du versant sud, notamment du Tessin. Souvent, les masses de neige se décrochaient autour de la limite supérieure de la forêt ou plus bas, entre 1800 et 2300 mètres d’altitude.
« Les départs d’avalanches se sont produits à des endroits où, de
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