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29 morts. La saison himalayenne a été très meurtrière. Les chiffres sont là. Tristes, implacables, mais pas inexplicables. La plupart des décès ne sont pas situés à l’Everest, ni dus à une catastrophe, mais plutôt à une commercialisation à outrance des sommets de plus de 8000 mètres. Enfin, récemment, une avalanche a emporté 8 alpinistes qui tentaient un sommet de 6000m en Inde. [Mise à jour du 10 juin.]

En comptant les sommets de plus de 8000 mètres, le bilan de cette saison himalayenne est déjà lourd, très lourd : 21 morts. Pour lesquelles l’Everest est majoritairement impliqué : neuf morts sur les 375 permis d’ascension accordés par le Népal pour le versant sud, et deux morts sur le versant tibétain, soit onze morts au total. Commençons par les décès à l’Everest, où rares sont les véritables accidents (chutes) citons celui de l’irlandais Seamus Lawless qui a chuté depuis le Balcony, sous le sommet sud. Et celui de l’Indien Ravi Thakar, décédé au camp IV (à plus de 7900m) au retour du sommet. Encore un autre accident brutal est la cause de l’un des autres décès : celui d’un travailleur népalais, Phujung Bhote Sherpa, qui est tombé dans une crevasse au Cho Oyu, alors qu’il équipait la voie normale avec des cordes fixes. Mais la plupart des autres décès s’apparentent majoritairement à des morts d’épuisement, d’hypoxie, et sans doute, de méconnaissance de la haute altitude. Nombre de morts sont aussi des alpinistes morts à la descente, après avoir épuisé sans doute leurs réserves d’énergie… et d’oxygène. Comment en est-on arrivé là ? La suite est réservée aux abonnés.

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