Il a vécu le cauchemar des tranchées de la Première Guerre Mondiale, avant de devenir l’un des écrivains parmi les plus appréciés du XXème siècle. Jean Giono n’était pas ce « romancier provençal » mais bien plutôt un « rêveur des montagnes » et c’est pourquoi la revue L’Alpe coéditée par le Musée Dauphinois lui rend hommage.
Giono, grand marcheur, n’a eu de cesse d’arpenter l’alpe. Dans un long interview, sa fille née en 1934 nous apprend que l’écrivain quittait la Provence, l’été, pour parcourir les montagnes autour de Briançon, et particulièrement la vallée de la Clarée.
Surtout, Giono a été un grand amoureux du Trièves, et c’est tout le mérite de L’Alpe d’y consacrer un bel article. « Pour Giono, le Trièves est le pays des « libres jours », « la maison désirée des montagnes », la Chartreuse matérielle où [il] vient chercher la paix » et
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