Il y a peu d’himalayistes français qui défraient la chronique en très haute altitude et Élisabeth Revol en fait partie. Pour avoir gravi le Nanga Parbat en hiver. Pour y avoir été secourue in extremis. Pour avoir réussi l’Everest ce printemps. Avec des cordes fixes, et in fine, à 8700m, avec oxygène, « un style qui n’est pas le sien ». Explications exclusives sur l’écriture de son livre, Vivre, l’après-Tomek, et le choix de l’Everest comme thérapie, qui lui a « sorti la tête de l’eau ».
E
lle ne fait qu’un mètre cinquante-six, mais en Himalaya, la taille ne compte pas. Élisabeth Revol se glisse au milieu des invités de la Mairie de Grenoble. Détendue, souriante, elle répond volontiers aux jounalistes présents, offrant aux rédactions – dont celle d’Alpine Mag – l’occasion, enfin, de s’expliquer. Ce 8 novembre, à Grenoble, elle accompagne ses amis polonais, Adam
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