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Alors que la saison automnale des festivals de films de montagne et d’aventure s’ouvre très bientôt, nous donnons la parole à leurs organisateurs. Après une année 2020 mêlant difficultés et nouveaux défis, l’heure est au retour aux sources, « en présentiel ». Pour débuter cette série, nous posons 3 questions à Eric Carpentier, coordinateur des Écrans de l’aventure, festival qui se tiendra à Dijon du 14 au 17 octobre 2021et fêtera ses 30 ans. 

Quels sont les principaux défis à relever après une une saison 2020 pour le moins complexe ?

Eric Carpentier : Les Ecrans ont pu se tenir en 2020, entre deux confinements. En 2021, nous pouvons donc fêter 30 ans de présence continue à Dijon.
Les défis sont nombreux. Le principal étant d’organiser une belle édition anniversaire ! Puisque nous sommes avant tout un festival de films, il a été décidé de les mettre toujours plus en valeur : 15 films en sélection 2021, 15 films primés en sélection rétrospective projetés dans une salle historique du festival, et 30 films primés en sélection rétrospective spéciale VOD. Les 30 films projetés à Dijon posent un autre défi, logistique : faire venir toutes les personnes liées aux films.

A ceci s’opposent deux obstacles de l’époque : le passe sanitaire, qui semble freiner une partie du public alors même que notre offre est enrichie ; et les habitudes « distancielles » prises, qui laissent penser à certains protagonistes qu’une intervention en visio à l’issue d’une projection est suffisante. Ce qui est très éloigné de l’esprit du festival, qui est de créer la rencontre !

Faîtes-vous face à une période de mutations ? 

Eric Carpentier : Au risque de se contredire, la mutation se situe peut-être au niveau… de l’offre à distance, que ce soit VOD ou retransmissions live. C’est un terrain que nous ne pouvons pas ignorer si nous voulons diffuser toujours davantage l’esprit d’aventure et ses bienfaits auxquels nous croyons. Mais dans le même temps, l’essence du festival reste le physique. Il y a un enjeu à ce que les deux niveaux se rencontrent. Nous avons par exemple essayé de multiplier les ponts entre projection physique & offre VOD (Alaska Patagonie IRL & Asiemut VOD, sur le vélo ; Voyage au bout de la vie IRL & Au nom du fils VOD, sur les Maufrais ; Sous les étoiles du pôle IRL & Sur le grand océan blanc VOD, sur les Vagabonds…)

Par ailleurs, 30 ans est un bel âge pour s’interroger sur ce qui nous anime. Ce sera l’une des questions qui traversera le festival. Peut-être cela se traduira-t-il ensuite concrètement dans l’organisation et l’offre proposée par les Ecrans.

VOD ou retransmissions live,
C’est un terrain que nous ne pouvons pas ignorer

Un focus sur votre programmation « montagne » ?

Eric Carpentier : Dans le cadre d’une carte blanche laissée au festival Les Icares du cinémaSous le vent des glaciers offre à voir des kitesurfers sur des lacs glaciaires, et à s’interroger sur le changement climatique galopant.
En sélection rétrospective, le très drôle et très bon China Jam d’Evrard Wendenbaum est toujours un plaisir à revoir sur grand écran.
En VOD, la Collection Verticale raconte 4 histoires fortes : celle de Thierry Robert, de Jesse & Molly Dufton, de Jean Troillet et de Marco Siffredi.
Du côté des livres en compétition, notons Par la force des arbres d’Edouard Cortes : ce n’est pas une montagne, mais il y est tout de même question de s’élever…

Et pour finir, une seule bonne raison de venir au festival des Ecrans de l’aventure ? 

Eric Carpentier : Venir rencontrer les nombreux invités de cette édition anniversaire, que l’on retrouvera à l’issue des projections mais aussi aux bars de l’aventure, aux tables rondes littéraires, aux cafés-rencontres, aux dédicaces… On n’a pas tous les jours 30 ans !

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