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Ils shootent le trail, mais pas que. Trois histoires de regards, trois artistes outdoor. Le Beau sur le pas de la porte alpine, ils connaissent. Alexis Berg, Français, Ian Corless, Anglais, et Jan Nyka, Polonais, signent les plus célèbres clichés d’ultra depuis des années. Mais ils chassent autre chose que le scoop. Ce sont les questionneurs d’une mode, les témoins d’un phénomène. Et si leur vérité était ailleurs ? Interview.

Vos premières émotions esthétiques en photographie, vous en souvenez-vous ?

Alexis Berg : J’ai découvert la photo assez tard, un peu par accident, vers 22 ans. En préparant un voyage au Proche-Orient, j’ai eu l’idée d’acheter un reflex numérique. C’est lors de ce voyage, sans vraiment de préméditation, que j’ai expérimenté et découvert la photo. Un peu cliché, mais ce voyage s’est révélé intimement fondateur. J’ai alors entrevu un plaisir, une aisance avec la photo.

Jan Nyka : Parfaitement ! je me souviens très bien du mélange crainte/amusement éprouvé dans la chambre noire… Le procédé quasi-magique de développement des négatifs, l’attente pour voir apparaitre les images, commençant dans les gris pour s’affirmer vers le noir profond. Les contrastes, nuances. De la magie pure, oui, qui m’a fait passer plus de temps enfermé dans le labo qu’à taper dans un ballon de foot.

Ian Corless : Je travaille comme photographe depuis plus de 30 ans, et je suppose que… J’ai toujours pris des photos. J’utilisais le Canon de mon père. J’ai fait quelques études d’art après l’école, ça me permettait de faire un peu de tout (peinture, graphisme, sculpture, textile et photo). C’est là que photographier est devenu quelque chose de plus que « juste » prendre des photos. J’ai compris que c’était ce que je voulais faire. Je suis tombé sur les photos de guerre de Don McCullin, j’ai adoré son style.

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