Anticiper les risques naturels en montagne en analysant quatre siècles d’histoire à Vallouise

Le Pelvoux depuis le sentier du glacier Blanc, près de Vallouise ©Jocelyn Chavy

Crues, avalanches, chutes de pierre ou encore laves torrentielles : les Alpes subissent de plein fouet l’impact du réchauffement climatique. « Le recul des glaciers et le dégel du permafrost modifient l’ampleur et la fréquence des aléas et donc des risques en montagne », explique Louise Dallons Thanneur, diplômée en géographie physique et environnementale. À travers sa thèse interdisciplinaire centrée sur Vallouise, dans les Hautes-Alpes, elle propose une nouvelle grille de lecture des risques en montagne, en croisant aléas et contexte socio-économique… qui modifie les sols.

Dans les Alpes françaises, les températures se réchauffent deux fois plus vite qu’à l’échelle mondiale. Au cours du 20ème siècle, la température a augmenté de +2°C au cœur des vallées alpines contre +1,4°C dans le reste de la France. Si le réchauffement climatique a un impact direct et indéniable sur les divers écosystèmes, il en a également sur l’évolution des aléas et donc

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