« Avec ces JO 2030, on a raté l’occasion de montrer la montagne de demain », Franck Piccard, champion olympique de ski

Franck Piccard et les skis Rossignol qui l'ont propulsé sur la plus haute marche du podium aux JO de Calgary en 1988. ©UL

Champion olympique de super-G à Calgary en 1988, commerçant aux Saisies depuis des décennies, Franck Piccard plaide depuis vingt ans pour une autre montagne, quitte à passer pour celui qui « crache dans la soupe » dans son propre milieu. Dans un contexte de remous olympiques, avec l’organisation des Jeux dans les Alpes françaises en 2030, il regrette une occasion manquée et dessine ce qu’auraient pu être des « JO 2.0 ». S’il se dit écologiste mais « pas prêt à s’enchaîner aux arbres », cette figure du ski français est une exception dans le paysage. Rencontre chez lui, aux Saisies.

Vous êtes champion olympique, vous avez vécu Calgary 88 de l’intérieur. Que représentent les Jeux pour vous ?

Franck Piccard : Je suis un amoureux des Jeux olympiques. Mais au-delà de cet attachement personnel, je pense que les Jeux sont une vitrine. En plus d’être un événement sportif, c’est

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