La montagne a été longtemps racontée sans les femmes, et la part des femmes guides reste très minoritaire. L’imaginaire de la montagne continue encore aujourd’hui d’être influencé par les hommes. Avec le risque comme étalon, l’exploit comme seul récit ? Les guides de haute montagne Zoe Hart et Aurélia Lanoë, ainsi qu’une spécialiste de la gestion des risques, témoignent. Voici comment elles se sont construites dans ce moule, et ce qu’elles veulent (ré)inventer aujourd’hui.
«Tu comprends pourquoi c’est le meilleur dans cette discipline. Il fait partie des gens qui ont un niveau d’acceptation du risque très très élevé. » Dans son film K2 Chasing Shadows, le cameraman Sébastien Montaz-Rosset résume ainsi ce qui fait l’alpiniste d’élite selon la doxa dominante : prise de risque, performance, records… des symptômes du patriarcat ?
« La montagne serait trop dure, trop rude, trop violente, trop dangereuse pour les femmes. Ce postulat
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