Le projet de construction d’un téléphérique d’accès au plateau de Shira, sur le massif du Kilimandjaro, s’apprête à démarrer. Mais pourquoi le gouvernement tanzanien veut-il faciliter l’ascension de la plus haute montagne d’Afrique ? Et quelles seront les conséquences pour les guides, les porteurs et les marcheurs ?
À quelques kilomètres de la frontière avec le Kenya, le Kilimandjaro domine la Tanzanie et l’ensemble de l’Afrique avec ses 5891,8 mètres d’altitude. C’est un étrange massif que cet ensemble volcanique endormi (mais pas éteint !) situé à seulement 340 kilomètres au sud de l’équateur : le vaste plateau sommital, isolé au coeur des plaines tropicales et saupoudré de neiges éternelles, s’étend sur 70 kilomètres de long et 50 de large. Vu de loin, il semble étonnamment plat mais se compose en réalité de trois sommets volcaniques. Le Shira (à l’ouest, 3962m) et le Mawenzi (à l’est, 5149m) encadrent le Kibo et
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