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Les somnifères sont-ils accidentogènes en montagne ? Une étude récente montre les effets secondaires des somnifères sur les alpinistes : ces médicaments altèrent la vigilance et l’habileté motrice, les exposant à un risque accru d’accident. À l’occasion de la 2e journée scientifique et médicale Montagne et Altitude organisée par le Centre d’Expertise sur l’altitude (EXALT) à l’ENSA de Chamonix, une campagne de sensibilisation est lancée par la Fondation Petzl, la FFCAM et l’ENSA. Dormir ou être d’aplomb de bon matin, il va falloir choisir.

Qui n’a pas pris un somnifère la veille d’une course en montagne ? Que ce soit pour calmer les angoisses du mal des rimayes, les interrogations quant aux conditions en montagne, ou tout simplement pour ne pas être dérangé par les voisins de dortoir en refuge, le somnifère est peu à peu devenu une habitude banale pour beaucoup d’alpinistes, y compris professionnels comme les guides de haute montagne. Le 14 juin à l’ENSA, Paul Robach, chargé de recherche et formateur guide à l’ENSA, a d’abord pris la parole pour rappeler le poids de la médication dans la pratique de l’alpinisme. En prenant la précaution de s’interroger : la médication en haute montagne est-elle de la prévention ou une aide à la performance ?

Sans parler de ni confondre avec le dopage, il s’avère que les alpinistes ont tendance à consommer deux grands types de médicaments. Robach rappelle que les ascensions en altitude comportent des risques pour la santé, d’une part, et que l’alpinisme induit des

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