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Ski : belle première pour Paul Bonhomme dans le Grand Paradis

Ski sans frontières ou sans limites ? Linea senza frontiere, la toute fraîche première réalisée par Paul Bonhomme hier est pour le moins impressionnante. Le skieur-alpiniste a jeté son dévolu sur une face haut perchée du massif du Grand Paradis  : la Punta Patri sud, 3581m, s’atteint au départ de Lillaz, près de Cogne (et de la cascade du même nom – Patri).

Comme il l’explique dans le topo qu’il a publié sur Skitour, Paul Bonhomme cherchait un objectif. Joint par téléphone, Paul Bonhomme nous a raconté cette superbe descente. »Je suis tombé sur une photo récente de cette face. Je savais que les conditions n’étaient pas bonnes dans les Aravis, je voulais aussi éviter les faces nord en neige dure, et j’espérais que le massif italien du Grand Paradis aurait moins été décapé par le vent, ce qui s’est avéré juste. » Paul a trouvé dans les conditions actuelles la stabilité neigeuse nécessaire à pareil objectif. Ni une ni deux, il a imaginé un tracé exigeant dans cette face complexe haute de 700 mètres. Et raide, très raide.

 

©Paul Bonhomme

 

« Je suis parti à six heures du matin du parking des cascades, et ai débuté la journée par six kilomètres de plat – pour neuf au total d’approche, c’est une bambée… » explique Paul. « Dans la face l’orientation sud et est m’ont permis d’avoir de la neige stable, poudreuse ou sucre, mais parfois pénible à la montée où les crampons passaient à travers jusqu’au caillou. Par contre, j’avais une vraie interrogation quand à la possibilité de franchir le verrou du tiers inférieur : en fait une fine bande de 50 cm de neige permet le passage skis aux pieds à la descente« .

Comment fait-on pour ne pas se perdre dans un tel labyrinthe ? « J’ai quand même dû consulter la photo de la face deux ou trois fois ! » Paul Bonhomme annonce une cotation 5.4 avec une exposition très forte E4, une constance dans le 50 degrés et même un passage à 60 degrés. « Ce genre de passage enneigé reste exceptionnel« … « surtout, je suis content de ne pas avoir dû faire de rappel« . Pas de déchaussage, pas de rappels, un ski engagé et un skieur à l’imagination sans limites. La première première de l’année ? « On verra bien ! » (rires).

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