La Meije dans les Écrins, le Granier en Chartreuse ou encore les Drus dans le Mont-Blanc, ces montagnes ont en commun une histoire ponctuée d’éboulements. À un moment donné de leur histoire géologique, ces géants minéraux se sont effondrés. Lionel Favier, chercheur à l’Institut des Géosciences de l’Environnement et membre de l’Association Montagnes et Sciences observe que, malgré l’évolution de la connaissance scientifique, l’éboulement continue de surprendre.
Dans la nuit du 24 au 25 novembre 1248, le plus grand éboulement connu en Europe fait un millier de victimes. Au Nord du massif de la Chartreuse, une partie de la face Nord du mont Granier, qui surplombe de 1700 m la ville de Chambéry, s’écroule sous son propre poids. 5 millions de m³ de roche calcaire s’affaissent alors sur un terrain marneux et saturé en eau à la suite de pluies abondantes. Sous le choc, 500 millions de m³ d’éboulis
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