Premières neiges et avalanches : oserait-on parler de courage ?

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Les chroniques du Guerrier : voilà ce que nous propose Gérard Guerrier (justement) et qui sont autant de réflexions sur le courage, la peur ou encore la témérité. Quelles différences d’ailleurs ? Aujourd’hui, le spécialiste se demande s’il est question de tout cela dans notre comportement face à la neige et aux avalanches, en particulier en ce début de saison, à côtés des analyses de risque classiques. Et en plus, on vous offre cette chronique. Ca donne envie de s’abonner non ?

La première neige est irrésistible. Elle absorbe les bruits de notre modernité, masque les plaies du paysage et nous réconcilie avec l’hiver qui arrive. Impossible de résister à l’appel du blanc, du froid et du silence, en raquettes ou en ski de rando. 

Mais à peine avons-nous enlevé la poussière de nos skis et  préparé notre sac que le commandant du PGHM, le préfet de Haute-Savoie ou pire nos proches qui ont regardé CNews,  nous serinent avec leurs : « Attention aux avalanches ! »

De mon temps on ne parlait pas de ski de rando,
mais de ski de printemps

Il est vrai que la première couche de neige, en ce début de saison, est rarement stable. Si elle est de faible épaisseur, un fort gradient thermique la transforme en piège mortel pour le reste de la saison. Si elle est épaisse, elle reste instable, faute de fonte en profondeur et de regel. Et si le redoux s’y met, elle peut glisser par simple gravité. Bref,

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