@

Au lendemain d’une chute de neige, les faces nord des Alpes sont drapées de blanc, offrant des lignes d’ascensions audacieuses. La plupart du temps c’est juste de la neige pulvérulente. Mais parfois, ces lignes blanches sont en neige durcie : les placages. Bingo ! Explications sur leur formation par un expert en la matière, Julien Désécures, guide et professeur à l’ENSA.

Dans les faces raides d’altitude à l’ombre, la neige n’a que très peu de chance de se métamorphoser. Elle reste pulvérulente, les avalanches et les coups de vent la chassent ou l’accumulent en certains endroits, formant des champignons de neige. C’est le cas de la majorité des faces nord des Alpes, en Himalaya, dans les Rocheuses et des faces sud dans les Andes, en Nouvelle-Zélande. Pourtant presque chaque année, des lignes éphémères de neige durcie, les placages, apparaissent notamment dans le massif du Mont Blanc, au Ben Nevis ou encore en Patagonie
Un point commun : l’influence océanique du climat. C’est assez évident pour le Ben Nevis (juste au-dessus de l’Océan Atlantique). La chaîne du Cerro Torre, en Patagonie, est balayée par les vents tempétueux de l’Océan Pacifique (à 120km). Enfin, le massif du Mont Blanc se distingue des autres massifs des Alpes (Valais, Bernina, Écrins …) par une influence océanique marquée.

Face nord de l’aiguille du Peigne, octobre 2012.  ©Julien Désécures

Les points clés d’un placage réussi. Lors de la chute de neige, il faut que le support glace ou rocher ne soit ni trop chaud (en

Copy link