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Phantom line : une voie invisible, par Tim Miller et Paul Ramsden 2/2 Le récit du Jugal Spire

Après la première partie du récit, Paul Ramsden et Tim Miller sont maintenant prêts pour l’ascension de la Jugal Spire, alors que leurs yeux se tournent vers une fine ligne de glace. Deuxième partie d’une exploration singulière, racontée par Tim Miller.

Le lendemain matin, à 3 heures, nos réveils sonnent et nous sommes tirés de nos rêves pour nous rappeler la tâche monumentale qui nous attend. Sans un mot, nous faisons nos sacs dans l’air froid du matin et nous suivons à nouveaux nos traces de la veille sur le glacier, alors que le soleil commence à éclairer les sommets lointains.

N’ayant pas encore trouvé mon rythme, je me débats sous le poids de mon sac à dos, tout en luttant contre la neige raide au-dessus de la rimaye. Je m’arrête de temps en temps pour haleter furieusement et réchauffer mes doigts engourdis. Dès que je le peux, je m’arrête pour faire une pause afin de me reposer et de passer le relais à Paul. L’itinéraire commence à se raidir, la neige se transforme en glace et nous trouvons un rythme commun.

13 longueurs, nous avons gravi un gros tiers de la face,
considérant que c’était la partie la plus facile

Le meilleur endroit pour bivouaquer sur la face. ©Tim Miller

L’escalade en plusieurs longueurs rapides de 40 m permet au grimpeur de se reposer fréquemment et empêche l’assureur d’avoir trop froid. Après 13 longueurs, nous avons gravi un gros tiers de la face, considérant que c’était la partie

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