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On a vu Free Solo, le film d’escalade nommé aux Oscars

Une vingtaine de caméras pour plus de 900m de roche et… un homme, qui n’a pour seuls compagnons d’escalade que ses chaussons et son sac à pof. Cet homme, c’est Alex Honnold, et la voie qu’il s’offre en solo intégral, c’est Freerider, l’une des voies emblématiques d’El Capitan (7c). Quant aux caméras, elles capturent certaines des images les plus saisissantes du documentaire du moment : Free Solo, d’Elizabeth Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin, qu’Alpine Mag a pu voir, vendredi 8 février 2019, dans le cadre d’une projection presse organisée à Paris, en présence de Jimmy Chin. 

« Ce n’est pas un film d’escalade, c’est un film sur comment on choisit de vivre sa vie », nous a expliqué Jimmy Chin, présent à Paris. Pourtant, tous les ingrédients sont là pour répondre aux codes du genre : esthétique léchée à coups de plans sublimant l’environnement, tension dramatique, spectre des drames et de la mort, décomposition des mouvements d’escalade, entraînement, équipement, etc. Ils sont là, bien dosés, jamais outranciers, et offrent un spectacle fabuleux, qui stimule autant les sens que l’imagination. Mais, assurément, Free Solo est bien plus qu’un simple voyage à la verticale. À partir de l’entreprise extrême d’Alex Honnold, dont ils suivent toutes les étapes, de la préparation à la réalisation, en passant par les échecs et les doutes, les réalisateurs s’attachent à percer la carapace d’un homme que ses semblables terrifient bien davantage que les montagnes. Mais pas de voyeurisme pour autant, cette démarche vient

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