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Albert Frederick Mummery (1855-1895), légende et pionnier de l’alpinisme, a laissé sa marque partout dans les Alpes et jusqu’au Nanga Parbat. Le Roi du Rocher, édition 1938 avec photos d’époque, rassemble sous forme de carnet d’aventures les récits de ses explorations, dans une narration du plus pur style british. Un grimoire retrouvé, lien entre présent et passé, à la rencontre d’un alpinisme visionnaire quoique parfois surprenant. Une invitation à voyager dans le temps à défaut de le faire dans l’espace.

 

Forcés de tourner en rond pendant le confinement, nous redécouvrons notre intérieur, au sens figuré pour certains méditants modernes, ou au sens propre pour d’autres plus remuants. Après avoir transformé tous les cadres de portes en pan Güllich et les avoir classés par ordre de difficulté (celui au-dessus de la salle de bain reste invaincu), l’agité confiné s’en va farfouiller au grenier. L’endroit, qu’il soit sous les toits ou simplement dans la buanderie, possède toujours ce charme mystique des rêves d’enfants. C’est là, dans le silence flottant des poussières en suspension, qu’on trouve les vestiges d’avant, artefacts et grimoires d’autrefois. Entre deux vieux albums de famille, une couverture jaunie et délitée apparaît. On la dégage avec précautions alors que des bouts de papiers craquants s’effritent sous les doigts impatients. Sur la couverture, une simple feuille reliée aux autres pages par une ficelle, le titre, même partiellement déchiré, saute aux yeux : Le Roi du Rocher, A.-F. Mummery, édition de 1938. Après être passé de mains en mains, en attestent les annotations griffonnées un peu partout, le carnet d’escalade d’Albert Frederick Mummery a traversé le temps pour atterrir dans les nôtres, de mains, comme si le grimoire avait trouvé là son sorcier. Rencontre avec un illustre aristocrate de l’alpinisme britannique qui a délaissé la bonne société anglaise, lui préférant l’âpreté du rocher et le franc-parler des montagnards. Toute une époque, depuis les Alpes jusqu’au Nanga Parbat en 1895 dont il fut la première victime connue, sur l’éperon qui porte son nom… (…)

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