L‘histoire s’est beaucoup (trop) répétée : en escalade, pour gagner en puissance et en force, il fallait maigrir. C’est du moins le dangereux choix, conscient ou non, fait par de jeunes grimpeuses mal encadrées. C’est le début de l’histoire que déroule Nina Caprez dans son autobiographie : celle d’une passionnée, d’une amoureuse de la gestuelle, passée par la compétition et ses affres (anorexie, donc), avant de poursuivre sa carrière d’athlète dans les hautes parois.
L’impudence du titre, La voie devant soi, a de quoi surprendre : on rappelle que le chef d’oeuvre de Romain Gary, La vie devant soi, raconte le parcours d’une juive rescapée d’Auschwitz, prostituée à la retraite, qui élève les enfants des autres.
Loin de la vie de Nina, donc, même si sa vie n’est pas un fleuve tranquille : la grimpeuse suisse a perdu son père à l’âge de trois ans. Au lycée
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