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La stratégie de la jambe de bois

Les psychologues du sport ne sont pas des gens très drôles.
Il n’empêche, ça et là, émergent de leur cortex des fulgurances, de ces images qui disent plus joli qu’un long discours. La stratégie de la jambe de bois en est une. Elle désigne l’attitude de certain(e)s invoquant des raisons extrinsèques à leur piètre performance du jour afin que l’entourage ne remette pas en cause leurs très hautes capacités. Au passage, cette stratégie protège un tant soit peu leur égo car le plus cocasse dans tout ça, c’est qu’ils parviennent à se convaincre eux-mêmes. La mauvaise foi en cela est supérieure au mensonge.
La saison du ski-athlétisme battant son plein, les montagnes zébrées de deux fois deux traces font un terrain d’observation des plus délicieux pour ces instants de la vie où l’on souhaite parvenir avec notre conscience à une sorte d’arrangement. Car aujourd’hui, en ski de rando, ne pas aller vite, c’est un peu péché ; alors quand les jambes ne sont pas au mieux, le skieur clame son innocence aux fins d’en être absous. Pardonne-moi mes lenteurs comme je pardonne aussi tes 400 mètres/heure…
Au 25 mars 2019, le classement officiel des six excuses justifiant sa lenteur du moment sont :
6èmeÇa va tes peaux toi ? Le matériel a, de tout temps, été un allié fidèle du montagnard. Pour réussir et pour échouer. L’hiver, le plus exploitable des aléas est la peau de phoque. Elle ne glisse jamais comme il faut, pas assez

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