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Le glacier d’Argentière devrait disparaître, et la Mer de Glace diminuer de 80% avant la fin du XXIème siècle, selon une nouvelle étude concernant les Alpes françaises, et ce, dans l’hypothèse d’un scénario climatique « intermédiaire ». Dans un cas moins favorable, le plus grand glacier français disparaîtrait également d’ici 2100.

Au cours des 30 dernières années, « les glaciers alpins ont vu leur masse diminuer d’une façon totalement inédite par rapport à leurs fluctuations connues au cours des 150 dernières années », une fonte qui s’est nettement « accentuée depuis 2002 ». Réalisée par un groupe de chercheurs dont deux scientifiques de l’Université Fourier de Grenoble, cette nouvelle étude scientifique a donc cherché à modéliser l’avenir des glaciers en tenant compte de multiples facteurs, connus ou moins connus. « Cette prévision nécessite de connaître la répartition actuelle des épaisseurs de glace, l’évolution du climat, les variables météorologiques locales ». Et enfin, il faut intégrer à ladite modélisation « l’écoulement du glacier qui redistribue la glace des zones d’ablation aux zones d’accumulation » autrement dit le chemin et la forme du glacier. Pour pouvoir prétendre imaginer le futur, les scientifiques se sont penchés sur le passé du glacier : or les premières mesures remontent, heureusement, à la fin du XIXème siècle et sont l’œuvre de Joseph Vallot, qui montera également un observatoire proche du sommet du mont Blanc à la même époque. Les Eaux et Forêts prennent le relais au XXème siècle et dès 1976 et 1979 le glacier d’Argentière et celui de la Mer de Glace sont précisément mesurés. Leur bilan de masse est établi : la différence entre l’accumulation et l’ablation, mesurée par carottage en zone d’accumulation et à l’aide de balises dans les zones d’ablation. On mesure déjà un recul de ces glaciers au début des années 40, une stabilisation et un regain de masse jusqu’à la fin des années 70. Ensuite, à partir des années 90, c’est la chute. (…) la suite pour les abonnés.

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