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Julia Chanourdie est entrée dans le cercle très restreint des grimpeuses qui ont gravi un 9a+. Le 13 mars, elle enchaînait Super Crackinette, 9a+, à Saint-Léger-du-Ventoux. Seules quatre femmes dans le monde ont atteint ou dépassé ce niveau, et Julia Chanourdie est la première française. Une performance historique sur le chemin encore long des Jeux Olympiques – reportés – pour lesquels Julia est qualifiée. Interview à distance, mais avec photos exclusives pré-confinement !

 

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ébut février, le soleil inonde le sud de la France, déjà. Julia Chanourdie a pris l’autoroute depuis Annecy, direction cette voie qui l’obsède depuis quelques semaines : Super Crackinette, 9a+, à St-Léger. Temple du haut-niveau, avec entre autres le 9b réussi par Hugo Parmentier en janvier, St-Léger voit ses murs orangés et ses dévers bleutés pris d’assaut le weekend par nombre de forts, voire de très forts grimpeurs. À l’ombre du Ventoux, mais au timide soleil hivernal, Super Crackinette remonte un bombé lisse, où une ligne de prises évanescente esquisse un cheminement pour grimpeurs mutants. Jugez plutôt : la voie a été libérée par le prodige autrichien Alex Megos (l’un des seuls à avoir franchi la barre du 9b+), répétée par le français Gérôme Pouvreau, puis par Adam Ondra lui-même, qui a flashé la voie.

Après Alex Megos, Gérôme Pouvreau, et Adam Ondra, Julia Chanourdie réussit la quatrième ascension de Super Crackinette, 9a+

 Le 13 mars dernier, les rumeurs de confinement s’amplifient. Julia Chanourdie est partie sur un coup de tête à St-Léger, pour tenter

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