Suspendue au-dessus de la vallée, bien visible depuis le Montenvers, la face nord des Grands Charmoz fait partie de ces parois qui alimentent l’imaginaire du ski de pente raide, un synonyme d’impossible ou presque. Une première et unique descente à skis y a été réalisée en 1997 par Emmanuel Ballot, skieur d’exception trop tôt disparu, figure marquante du ski extrême. Presque trente ans plus tard, Morgan Akhourfi pose sa voile de speed-riding dans la niche supérieure et la skie avant de s’envoler. Guillaume Pierrel et Aurélien Lardy, eux, réussissent à skier l’intégralité des trois niches suspendues qui découpent la paroi. L’une des lignes les plus envoûtantes du massif.
Depuis la terrasse du Montenvers, au-dessus de la Mer de Glace, on ne voit qu’elle, plus proche et plus sombre que le Dru. La face nord des Grands Charmoz attire irrésistiblement le regard. Beaucoup de skieurs qui descendent
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