Grimpeuse de haut niveau et doctorante, Alizée Dufraisse questionne les règles et habitudes d’un milieu qu’elle connaît de l’intérieur. Tout en enchaînant son premier 8B+ bloc, elle a soutenu en juin dernier sa thèse sur le genre dans l’escalade professionnelle. À travers ce travail, elle met en lumière les tensions entre performance, reconnaissance et inégalités persistantes. Elle analyse aussi le rapport, parfois complexe, des professionnels de l’escalade avec les réseaux sociaux. Interview.
En juin dernier, à 37 ans, la grimpeuse française Alizée Dufraisse réalisait son premier 8B+ bloc en Suisse, juste après avoir soutenu sa thèse de doctorat. Généralement en Suisse pendant l’été et sous le soleil espagnol l’hiver, cette experte de l’après-travail en falaise et ancienne compétitrice, a mené pendant quatre années son doctorat en parallèle de sa carrière sportive. Le thème de sa thèse ? L’escalade professionnelle. Naturellement. Nulle n’est plus experte pour en parler. Mais
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