Depuis quelques années, Manon Bérend, monitrice d’escalade, donne des cours aux jeunes du pôle psychiatrie de la Clinique FSEF Grenoble La Tronche. Fin février, dans la salle Espace Vertical, Manon a encadré une séance avec un petit groupe souffrant de Troubles des Conduites Alimentaires (TCA). Fruit d’une collaboration avec Aurélie Delmenico, enseignante en activité physique adaptée, ce projet à visée thérapeutique s’inscrit sur le long terme. L’idée est de proposer l’escalade comme un support de progression pour les patients et patientes.
« L ’escalade est une activité qui demande un réel investissement corporel et de la concentration. Cela vient chercher une forte confiance en soi, et c’est en ce sens que c’est très intéressant », explique Aurélie Delmenico, enseignante en activité physique adaptée (APA). Au-delà de l’aspect purement physique et neuro-cognitif, l’escalade est une activité symbolique. À travers l’assurage, l’encordement, la verticalité, la peur du vide, la chute ou encore l’engagement sur le mur, les patients peuvent explorer leur confiance en eux et en l’autre, s’autoriser à aller vers le haut, accepter de lâcher prise, questionner leur rapport au corps, se reconnecter avec eux-même.
Grâce à l’initiative de Manon Bérend, monitrice d’escalade en binôme avec Aurélie, les différents groupes de la clinique FSEF Grenoble La Tronche bénéficient depuis quelques années de cycles d’escalade. Ce projet a été minutieusement réfléchi et conçu pour être adaptable aux différentes pathologies, personnalisé à chaque personne.
« On a travaillé en collaboration
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