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La plus belle falaise de France ? Céüse et ses voies extrêmes sont connus au-delà des frontières. Mais la montagne de Céüse, c’est aussi le plateau qui abrite une station de ski aujourd’hui à l’arrêt, et un terrain enchanteur pour les « pratiques récréatives de nature », de la randonnée au ski de rando. Dans le cadre d’un master au pôle universitaire de Gap, un groupe d’étudiants a analysé 871 résultats d’enquête sur la montagne de Céüse. Révélatrice des évolutions socio-environnementales, cette étude porte sur l’usage « récréatif » du lieu, analyse les modalités de fréquentation et leur impact environnemental, et esquisse les aspirations des pratiquants.

La démarche, même si elle s’inscrit dans le cadre d’un exercice pédagogique universitaire, n’a rien d’anodine. À l’heure où se cristallisent les enjeux environnementaux, interroger les pratiquants, qu’ils soient randonneurs, grimpeurs, ou habitants, permet d’en savoir plus sur leur façon de fréquenter les lieux, leur impact sur l’environnement, et de dresser un état des lieux avant d’esquisser des perspectives d’avenir. L’étude dont nous présentons ici le bilan est le fruit d’un projet pédagogique du Master Gestion Durable des Territoires de Montagne *, de l’École de Terrain Interdisciplinaire en Territoire de Montagne, université de Gap.

À la suite d’entretiens (élus locaux, acteurs socio-économiques) les étudiants ont lancé une campagne de questionnaires en ligne sur les pratiques récréatives de nature, qui a reçu 871 réponses, de la part des personnes résidant majoritairement (73%) dans les Hautes-Alpes. À partir de leurs réponses a été dressé un tableau des pratiques à Céüse dont on peut tirer des enseignements… ou en souligner une contradiction, comme on le verra. 

Amoureux de la nature, tributaires de la voiture (…)

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