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Le rétropédalage a été à la hauteur du choc provoqué par la décision du Département des Bouches-du-Rhône le 8 juin, à savoir interdire la pratique de l’escalade dans les Calanques sur les terrains dont il est le gestionnaire. Rétropédalage suivi par l’ONF qui avait suivi la pente de l’interdiction, avec l’intention de faire réagir – ce qui a été le cas. L’escalade n’est plus énoncée comme interdite mais sous la pleine responsabilité des pratiquants, des panneaux seront même disposés à cet effet. Plus rien n’est interdit, mais rien n’est acquis pour l’avenir. C’est bien la FFME fédération délégataire, convention ou pas, qui devra imaginer la continuité de la pratique de l’escalade. Sommée par les gestionnaires d’assumer et de réagir, et par les pratiquants de défendre ce pourquoi elle a été créée. Enquête sur 48 heures où tout a basculé.

Le sous-directeur aux Espaces Naturels du Département des Bouches du Rhône n’a pas mis longtemps à retourner sa veste. Devant le tollé, amplifié sur les réseaux sociaux par l’association Des Calanques et des hommes, relayé par notre article Escalade interdite dans les Calanques, mercredi 10 juin en fin de journée, M. Willart communiquait dans un mail que nous avons pu consulter en totalité en affirmant que « le Département a engagé un chantier pour imaginer des solutions. Dans cette attente, et pour ne pas pénaliser la reprise immédiate de la pratique de l’escalade, il est proposé de reclasser les voies sportives en voies d’aventures (sic). Ces dernières

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