Ce qu’on entend et ce qu’on en dit, de notre point de vue bien sûr.
À l’envers
« On va compenser en replantant des arbres, peut-être sur le site de l’incendie de cet été près de l’Argentière-la-Bessée »
Dans le fil de l’interview qu’il donne à nos confrères de l’Equipe, on dirait presque que Damien Roberti (directeur général de la Solideo) réfléchit tout haut, de manière anodine.
Pourtant, le symbole a de quoi choquer : mobiliser les dégâts d’une catastrophe climatique pour verdir des Jeux qui, par leurs aménagements (ici la future piste de ski-cross à Montgenèvre), leurs déplacements et leur neige de culture, participent au problème, c’est fort de café.
En juillet dernier, l’incendie du Bois Noir a ravagé quelque 510 hectares entre L’Argentière-la-Bessée et Freissinières. C’est le plus gros feu de forêt haut-alpin depuis au moins cinquante ans, né de la foudre sur une montagne asséchée par la chaleur.
Quelques semaines plus tard, cette cicatrice devient pour la Solideo un terrain de compensation, un moyen de faire du greenwashing sur des braises encore chaudes. Au lieu de se demander si ces abattages sont vraiment nécessaires. Ou comment lire l’histoire à l’envers.
À l’Everest
« C’est facile de me demander ce qui se passera si j’échoue. Mais il y a une autre question qui mérite aussi d’être posée : que se passera t-il si je réussi ? »
Jost Kobusch s’entraîne actuellement au Népal sur des sommets de 6000 m en prévision d’une nouvelle tentative d’ascension de l’Everest en hiver, en solo et par une nouvelle voie (l’arête ouest). Pour la quatrième fois, l’Allemand endosse plus que jamais son rôle de Sisyphe sur le toit du monde.
Et tant pis si David Goettler déclarait dans un documentaire de 2020 le trouver très présomptueux vu sa maigre expérience himalayenne, lui donnant même, grand seigneur, 0,1% de chances d’atteindre les 6000 m. Venant d’un autre Sisyphe, du Nanga Parbat versant Rupal pour sa part, le pronostic était savoureux.
Depuis, Kobusch est monté jusqu’à 7537 m en 2025 et n’a, selon lui, jamais été aussi bien préparé. Affaire à suivre en décembre.
Védrinesque
« Salut à tous ! Me voilà de retour 🙂 Ces huit mois d’absence ont été riches en découvertes, en explorations et en sensations fortes. Le plein de cheveux également ! »
Benjamin Védrines is back. Après 36 semaines, celui qui a eu le cran d’assumer une déconnexion totale de près de 9 mois publie quelques mots et une vidéo sur ses réseaux.
Entre retrait salvateur et art du teasing, Benjamin nous donne rendez-vous le 15 mars 2027 pour découvrir son aventure sur grand écran. Une seule certitude : en plus de remporter un Piolet d’Or ce week-end à St Christophe, Védrines est devenu ceinture noire de communication.
Phrase de Chin
« La ligne est ténue entre prendre trop ou trop peu de risques dans la vie pour devenir soi-même »
Jimmy Chin nous confiait quelques nuances de risque, à l’occasion de la sortie britannique du film Everest, the other side, réalisé avec Elizabeth Chai Vasarhelyi et qui raconte la première descente à ski du couloir Norton par Jim Morrisson, en face nord de l’Everest.
Une projection où nous étions, mais que nous ne pouvons pas, cause embargo, vous raconter avant janvier 2027. Saperlipopette.

