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À propos des climatosceptiques (et de la loi d’asymétrie de la connerie)

Il existe des spécimens qui bien que béotiens en la matière renient le réchauffement climatique et ses tenants. Et le vocifèrent. Notre chroniqueur sciences Ludovic Ravanel, à la limite de perdre son calme, sonne une nouvelle fois l’alarme.

On suffoque. En France et en Europe, ce sont les journées des 18 juin, 18 et 19 juillet où des records de chaleur ont été battus, sans parler des cortèges d’incendies jusqu’en Californie. 42,6°C à Biscarrosse (Landes), 42°C à Nantes (Loire-Atlantique, +1,7°C par rapport au maximum vieux de 73 ans), 40,4°C à Dieppe (Seine-Maritime) !

En juin, la température moyenne journalière en France métropolitaine a été de 27,4°C, soit 8,9°C au-dessus des normales saisonnières. En termes d’anomalie thermique, c’est « la deuxième valeur la plus élevée jamais enregistrée en France » selon Météo-France. Cela n’a pas manqué et c’est tout récent, on a mesuré en Suisse l’isotherme 0°C au-delà de 5 000 mètres d’altitude.

La Vallée « Blanche », le 19 juillet dernier ©Serge Koenig

Depuis 1947, on n’a jamais observé de telles températures
aussi tôt dans l’année

Le 18 juin au Col Major (4750 m), à quelques centaines de mètres au SE du mont Blanc, une température de +10.4°C a été relevée à 14h ! Le précédent record pour cette station météorologique installée en 2014 par l’Agence Régionale (valdotaine) de Protection de l’Environnement (ARPA) était de +6.8°C fin juin 2019, soit 3.6°C de moins… Cet épisode caniculaire a ému en particulier les spécialistes de la météo et du climat

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