Narcisse Candau, mon père, ce grand guide. Épisode 4 : l’adieu

Il a ouvert la superbe face nord de l’aiguille du Plat de la Selle, et une vingtaine d’itinéraires dans les Écrins. Décédé en février dernier, Narcisse Candau a échappé à la faucheuse à moult reprises : foudroyé en montagne comme l’a raconté son fils Robin Candau dans l’épisode précédent, ce grand guide de l’Oisans a échappé à d’autres drames de justesse, et n’a pas hésité à jouer l’acrobate sur un câble de télésiège pour sauver un jeune garçon. Un chat aux neuf vies bien remplies, auquel sera rendu un dernier hommage le 21 juin prochain. 

Mon père a loupé encore un autre rendez-vous avec la mort et celui-là nous avait marqué à l’époque. C’était en 1972. Il était dans la nouvelle cabine automotrice du téléphérique de la Toura, à 2 600 mètres d’altitude, aux Deux Alpes, quand son chef est venu le chercher pour terminer le travail qui restait