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Antoine Girard revient d’une expédition de deux mois au Pakistan. Avec ses six compagnons, il a réalisé des combos, ces vols parapente mixés avec de l’alpinisme. Grâce au parapente, Antoine Girard a pu atteindre à pied le sommet du Spantik en moins d’une journée à partir d’un point de départ situé à 40 km. Le dernier jour de l’expé, Antoine Girard a volé jusqu’à l’altitude 8407 mètres, nouveau record pour un parapentiste parti de la vallée. Rencontre avec celui qui dessine une nouvelle forme d’himalayisme au potentiel énorme, mais à l’engagement bien réel.

Le Baltoro ? Antoine Girard y a passé six mois de sa vie, comme en 2016 où il a établi un premier record d’altitude à 8157 mètres, au-dessus du Broad Peak (8047 m) déjà. En 2019 il réalisait une formidable expédition avec Damien Lacaze – le Survol des Géants – où les deux parapentistes aventuriers réussissaient de grandes traversées en vol-bivouac puis innovaient avec un premier combo alpinisme-parapente au Spantik. Année après année, Antoine Girard s’est forgé une expérience hors du commun en volant d’abord de plus en plus loin, puis de plus en plus haut.

Cette expédition 2021 pourrait se résumer à ce nouveau record, 8407 mètres, un record d’altitude pour un parapentiste parti de la vallée. Car le jeu ce n’est plus sauter d’une montagne – Boivin l’a fait à l’Everest en 1988 – mais bien de survoler les géants de la Terre en partant de la vallée, en parcourant plus dizaines de kilomètres en distance et plusieurs kilomètres verticaux ! Et ce jeu, Antoine Girard a voulu le partager : avec ses compagnons de toujours comme Julien Dusserre, et d’autres compagnons : François Ragolski, Fabian Buhl, Guillaume Omont, Seb Brugalla et Alex Jofresa. Une expédition de copains, tous parapentistes de talent et alpinistes confirmés, dont nous publions un portfolio qui fera rêver tous les passionnés d’Himalaya.

Quoi de plus beau que de survoler les cathédrales de Trango, les plus hautes montagnes – comme François Ragolski à 8200 mètres au-dessus du Rakaposhi ? Les glaciers géants du Baltoro sont remontés en une journée au lieu de cinq ou six à pied, les camps de base atteints au même rythme surréaliste.

Ce qui paraissait impossible il y a quelques années, voler si loin ou si haut, est devenu possible. Décontracté mais précis, pédagogue empreint d’humilité, Antoine Girard est venu à Grenoble, à la rédaction d’Alpine, nous expliquer comment. Prêts ? Décollage imminent ! (…)

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