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L’écologie n’occupe pas la place centrale qu’elle devrait avoir dans la présidentielle. Alors évoquer la problématique sur un espace géographique – les montagnes – délaissé par les candidats relève de la mission impossible. Le milieu montagnard vit pourtant dans sa chair le changement climatique, l’exploitation des ressources naturelles, l’artificialisation des sols. Plutôt que d’attendre Godot, on est allé provoquer des réactions auprès d’acteurs politiques et associatifs en mettant dans la même question les mots montagne, campagne et environnement. Voyons ce que ça donne. 

La montagne versant environnement et écologie, tout un programme, sauf pour les candidats à la présidentielle qui n’en font quasiment pas mention. Le simple mot « montagne » ne figure que très rarement dans les pages de propositions des prétendants à l’Élysée. On en trouve trace uniquement chez Europe-Écologie-Les Verts (EELV) : « La France peine à protéger les animaux, les sols, les fleuves, les forêts, les montagnes. » On approuve. Et ensuite ? Pour développer ce constat, il faut plutôt se tourner vers le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). « Les montagnes sont des régions très importantes. D’une grande diversité biologique et culturelle, elles fournissent des biens et des services vitaux aux personnes qui y vivent, mais aussi à celles en zones en aval », souligne-t-il dans son dernier rapport. « Le rythme, la profondeur et la portée actuels de l’adaptation sont insuffisants pour faire face aux risques futurs dans les régions montagneuses. » 

Céüse, station abandonnée. Hautes-Alpes. ©Jocelyn Chavy

Céüse. Hautes-Alpes.

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