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Est-ce une question de facilité et d’habitude que de préférer prendre la voiture individuelle pour aller à la montagne ? Ou les possibilités de transports collectifs sont-elles insuffisantes ? Concernant le tourisme des sports d’hiver, la réponse semble se trouver quelque part entre les deux. État des lieux avec Antoine Pin de l’association Protect our Winters, et Camille Rochereau de la compagnie de bus TransAltitude.

«  La question du transport devient prioritaire parce que si on agit sur ce point-là, on aura coupé plus de la moitié des émissions carbones” des territoires touristiques de montagne, nous explique Antoine Pin, directeur de l’association Protect our winters France. D’après le bilan carbone des stations de ski réalisé en 2010 par l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM) et Mountain Riders notamment, la part majoritaire des émissions vient du transport. On parlait de 57% en 2010 et “des études plus récentes montrent que ça pourrait monter jusqu’à 70%”, d’après Antoine Pin.

Graphique de l’enquête « La mobilité des clients français en montagne », réalisée par G2A Consulting et Montagne Leaders en avril 2021.

La moyenne d’un déplacement vers les sports d’hiver est de 455 km. Il y a de la marge pour réduire ce chiffre.

Interrogés en mars 2021 pour une enquête sur leur mobilité, les clients français en montagne ont conscience de leur propre impact sur l’environnement en montagne. L’utilisation de la voiture est jugée comme la plus impactante par les clients et

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