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« L’ombre de Marco Siffredi plane sur le film »  Rencontre avec Serge Hazanavicius

Réaliser Tout là-haut était un pari risqué. Celui de faire un film sur la montagne qui n’intéresse pas le grand public. Et celui aussi de faire un film de cinéma snobé par le milieu de la montagne. L’avant-première, projetée lundi 27 novembre au Pathé Chavant de Grenoble, nous a donné l’occasion de voir un pari gagné par Serge Hazanavicius, réalisateur du film et grand amateur de glisse. Rencontre.

Comment vous situez-vous dans ces deux mondes pas toujours raccords que sont la montagne et le cinéma ?

Là t’as la plaine, là t’as la montagne, et moi je me situe entre les deux. Quand les gens de la plaine ont vu le film, ils avaient les yeux grands ouverts avec des étoiles dedans. Je suis content de ce retour côté grand public. Et de l’autre côté, j’avais besoin que les gens dont on parle se reconnaissent dedans et ne se sentent pas trahis. J’ai rencontré suffisamment de gens qui m’ont dit qu’ils n’étaient pas trahis pour être rassuré, lors des projections d’avant-première dans la région, à Sallanches par exemple.

Comment s’assure-t-on la crédibilité aux yeux des connaisseurs de la montagne ?

Vincent a appris à faire les mouflages et tout est vrai, y’a pas de fond vert ! Toute la glisse est vraie. On a juste fait quelques ajouts ou harmonisation en post-production, comme effacer des traces dans la neige, des reflets dans les lunettes…. On a rajouté aussi de la neige dans la scène de l’avalanche pour créer un sluff

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