C’est un grand alpiniste qui vient de nous quitter. Piliers, dièdres et autres couloirs Candau sont légion dans les topos. Narcisse Candau était un ouvreur prolifique dans les Écrins. C’était surtout un montagnard discret, à la fois taciturne et fort en gueule. « Bon en montagne mais zéro en société », disait sa femme. Narcisse Candau s’est éteint tranquillement dans la nuit du 22 février 2026 au pied de ses montagnes, à l’âge de 90 ans. Retour sur un alpiniste brut et peut-être l’un des derniers grands guides de l’Oisans.
Au commencement étaient les Pyrénées. Candau grandit à Fos, en Haute-Garonne, à quelques encâblures de Bagnères-de-Luchon. Le jeune Narcisse est plus souvent livré à la nature qu’aux adultes. Dès son plus jeune âge, il vit dehors, grimpe aux arbres pour piller les nids, court derrière les isards, observe les rapaces. La montagne n’est pas un décor, c’est son lieu
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